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R&D : L’ATOUT PHARE DE AÉROPROTEC
Le pôle R&D a démarré en 2012 et mobilise aujourd’hui 4 personnes. Cette création fait écho aux bouleversements du métier du traitement de surface, dans le cadre de la directive européenne REACh. Celle-ci recense les substances chimiques présentes sur le marché économique européen, et les évalue, pour enfin les autoriser ou restreindre leur utilisation à des acteurs industriels particuliers. « Dans notre activité, 90 % des procédés – oxydation, dépôt métallique, conversion chimique et peinture – sont impactés par cette directive ; soit l’ensemble des procédés, mis à part le CND » explique Sylvain Amand, docteur en Science des Matériaux et responsable R&D du groupe.
« Il faut donc se préparer à la « Sunset date », échéance à laquelle les anciens procédés seront caduques et se démarquer avec une stratégie d’innovation et de recherche résolument originale » ajoute S. Amand.
EN ROUTE VERS LES NANOTECHNOLOGIES
Concrètement cela signifie la mise en place de procédés de substitution sélectionnés par le pôle R&D : tests en laboratoire, puis dans une chaîne pilote pour un passage à la maîtrise industrielle, avec un travail de fond sur l’homogénéisation des procédés. Dans cette optique, AÉROPROTEC participe activement à la commission R&D du GIFAS.

 

La R&D développe par ailleurs d’autres axes de recherche : la substitution du chrome trivalent, ainsi qu’un projet de logiciel de simulation des procédés électrochimiques. Financé en partie avec l’aide la Région, son but est d’obtenir des conditions d’homogénéité optimales avec le courant, afin de proposer du sur-mesure dans l’activité de production. L’objectif est d’utiliser le fruit de ces recherches en production d’ici deux ans.

Enfin, une collaboration industrielle avec l’entreprise Naomarq du groupe ALCEN vise la future introduction de particules nanométriques pour authentifier les pièces de façon invisible et améliorer la traçabilité du produit. Là encore, les enjeux sont multiples : substitution aux matériaux dangereux et réduction du taux de non conformité.

 

Préparant activement l’avenir, la R&D AÉROPROTEC se positionne en structure de pointe pour anticiper les mutations techniques et économiques.

MOYENS DE RECHERCHE

Chaîne de traitement de surface à l’échelle pilote
Aéroprotec dispose d’une installation de traitement de surface pilote de faibles dimensions (150L) reproduisant les conditions de production. Cette installation est une étape entre l’industrialisation et l’étude des procédés, et permet la réalisation de démonstrateurs. Elle sert également à la formation des opérateurs, et à la reproduction de conditions de production pour tous types de sujets de recherche.
Laboratoire d’analyse électrochimique
Cette partie du laboratoire donne à l’entreprise la capacité de réaliser des mesures de potentiométrie, de voltamétrie cyclique, de spectroscopie d’impédance électrochimique, de traces élémentaires par électrode de diamant dopée au bore. Ces mesures peuvent s’effectuer sur tous types d’électrodes, y compris sur électrode tournante. Elles sont utilisées pour l’études d’électrolytes dans la compréhension des phénomènes électrochimiques s’y déroulant, et également pour l’étude des revêtements anticorrosion (caractérisation des interfaces, des propriétés barrière et anticorrosion). Ces techniques sont adaptées à l’étude de revêtements électro-déposés, de couches d’oxydation, d’électrolytes supports et de solutions solvantées diverses.
Laboratoire d’analyses physico-chimiques (titrage, complexométrie, spectrophotométrie, mesures de turbidité et de matières en suspensions, mesures d’adhérence, de rugosité, de résistance à l’impact, enceinte de corrosion accélérée). Ce laboratoire permet de réaliser le suivi-série d’une production de type aéronautique et d’effectuer des analyses d’eaux industrielles. Il a également la capacité de réaliser l’étude de procédés de traitements de surface à une échelle laboratoire allant jusqu’à 20 L (traitements chimiques, et électrochimiques).
Aéroprotec R&D

QUELQUES CHIFFRES

2016

  • Évolution du nombre de salariés

Recherche

40

Développement

60